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Les personnes âgées dépendantes en institution sont-elles des citoyens à part entière ?

Les personnes âgées dépendantes en institution et leurs familles sont-elles des citoyens à part entière ?

A partir du concret de l’EHPAD Alquier Debrousse 75020 Paris, l’association des familles et amis des résidents pose une questionne centrale : on reconnaît la nature d’une société à la manière dont elle se préoccupe de ses aînés, à l’état de ses maisons de retraite, à la manière dont elle permet aux personnes âgées, après une vie active, des conditions de vie dignes…
Nous relayons l’information et le questionnement. « A la veille d’élections présidentielle et bientôt législatives, la question est d’actualité. La première citoyenneté dans une société est bien d’être visible et reconnu comme membre du groupe social. L’est-on encore lorsque l’on se trouve derrière des murs d’institutions, généralement rénovés et beaux donc rassurants pour les visiteurs, mais désolants pour les résidents et les familles qui constatent que les plus dépendants vivent dans un mouroir moderne ? L’est-on encore lorsque le droit à la parole des résidents et des familles est très limité et quand celle-ci est trop souvent manipulable ? Suite à la page suivante…. Suite à la page suivante………. www.paris-unrpa.fr Nouveautés Atelier citoyen vendredi 19 mai à 18h Débat-spectacle “Faire autrement” ou Comment être heureux sans être fortuné Information collective jeudi 1er juin de 15h à 17h Prévention et sécurité sur internet Venez pour en parler ensemble et partager questions, doutes et expériences Page 2 www.paris-unrpa.fr L’est-on encore lorsqu’on doit passer ses journées sur des fauteuils roulants très inconfortables parce qu’il n’y a pas de budget pour en acheter ou en louer de plus adaptés ? Lorsqu’un coussin ne vient pas atténuer la dureté du contact d’un corps avec ce mauvais matériel ? Lorsque ceux qui ne le peuvent (presque) plus par eux-mêmes bénéficient au mieux de 5 minutes pour être nourris excluant forcément toute relation durant ce moment pourtant important et qu’un arrêt de mort peut être signé faute de temps pour ceux qui sont atteints de troubles de déglutition ? L’est-on lorsque la sécurité des personnes de jour comme de nuit est très relative en cas de chute, malaise, étouffement … ? L’est-on encore lorsque les gestes de soins quotidiens sont mesurés à la minute comme le dénonce un collectif de personnels d’Ehpad dans une pétition en ligne « Seulement 12 min pour être lavé, levé, habillé …. » (*) ? L’est-on encore lorsque la vie dans l’institution pour les plus handicapés et même beaucoup d’autres se résume à une triste et (parfois) longue attente ? A Alquier Debrousse, l’un des 15 Ehpad publics de la Ville de Paris, proclamé « vitrine » par l’ancien maire, le mouroir a peu à peu surgi depuis 2010 et les réformes (convergence tarifaire, forfait soins, loi de financement de la Sécurité Sociale) centrées sur les économies budgétaires quelles qu’en soient les conséquences sur les personnes hébergées et les familles impuissantes. La direction de l’Ehpad Alquier Debrousse ne fait qu’organiser l’insuffisance de moyens autorisés (en personnels soignants, paramédicaux, médicaux et en équipements) à partir de la validation par l’ARS75 d’un budget Soins largement inférieur aux besoins déclarés par le médecin coordonnateur. Le point culminant nous semble avoir été franchi début 2017 à Alquier Debrousse (mais les années passées nous ont démontré que l’on n’était jamais sûr d’avoir atteint le fond) après une réorganisation de l’établissement (3 bâtiments de 13 unités accueillant 325 personnes) redistribuant les résidents dans les unités : Dans les plus petites 18/20 personnes atteintes de maladies Alzheimer et apparentées, mobiles et pouvant s’exprimer, donc moyennement dépendantes, Dans les plus grandes 27/30 personnes atteintes de maladies d’Alzheimer et apparentées très dépendantes (en fauteuil roulant et grabataires), des personnes non mobiles et très dépendantes et quelques personnes avec divers troubles et pathologies mais moins dépendants. Et pour les petites comme les grandes unités, 2 aides-soignants au lieu des 3 précédemment affectées aux unités lourdes. Pourtant, 70 familles de l’Ehpad dénonçaient déjà en 2015 l’insuffisance des personnels soignants (aides-soignants, paramédicaux et médecins), régulièrement diminués depuis 2011, puis en 2016 par une pétition en ligne nous appelions les parlementaires à « sanctuariser » les Ehpad publics contre les restrictions de financement de la sécurité sociale (à l’origine des sous-financements des Soins dans les Etablissements médico-sociaux), suivie en 2017 par un appel aux présidentiables 2017 (**). A chacun de nous de se questionner, de s’ouvrir à ce milieu de la gérontologie et du handicap, de ne pas se laisser piéger par des discours lénifiants, de prendre la parole pour ceux qui sont vieux et souffrent silencieusement, de ne pas être complaisant devant la priorité affirmée du budgétaire sur l’intérêt humain des plus vulnérables …… pour affirmer si nous voulons de cette société pour eux, pour nous et pour nos enfants ? » (*) sur change.org, chercher « seulement 12 minutes pour être lavé, levé, habillé » (**) sur change.org, chercher « pour les personnes âgées dépendantes en Ehpad »

Contact : ASFARADE – association des familles et amis des résidents de l’Ehpad Alquier Debrousse – asso-fam@outlook.frs

Violences policières

Communiqué de la LDH : la LDH demande la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire

Depuis plusieurs semaines, un peu partout en France, les manifestations contre la loi travail ou les initiatives prises dans le cadre du mouvement « Nuit debout » donnent lieu à des incidents souvent violents impliquant les forces de police, dans une escalade de la violence.
Quel que soit le contexte, quelquefois marqué par la présence de groupes cherchant l’affrontement, rien ne saurait justifier les débordements auxquels se livrent régulièrement les forces de l’ordre en faisant un usage disproportionné de la force vis-à-vis de citoyens, souvent jeunes, qui manifestent pacifiquement leur opposition au projet de loi travail ou qui se réunissent pour échanger, discuter, imaginer d’autres façons de préparer l’avenir.
De nombreux témoignages, de multiples vidéos qui montrent de façon répétée des coups portés à des personnes déjà entravées interrogent sur les objectifs des stratégies mises en place par les instances de commandement de fonctionnaires de police qui n’hésitent pas, par ailleurs, à utiliser des balles de défense, arme qui a fait perdre un œil à un jeune manifestant de Rennes.
La LDH rappelle aux responsables de police et aux fonctionnaires sur le terrain que l’article R.434-17 du Code de la sécurité intérieure dispose que « Toute personne appréhendée est placée sous la protection des policiers ou des gendarmes et préservée de toute forme de violence ou de tout traitement inhumain ou dégradant ». Face à la gravité avérée des faits, elle demande la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire afin que toute la lumière soit faite sur des événements qui, y compris chez les policiers et les gendarmes, ont déjà fait plusieurs victimes et qui ont entraîné par ailleurs des peines de prison ferme.
Dans un contexte de montées de tensions sociales aussi fortes que préoccupantes, le droit de manifester pacifiquement et contester collectivement ce qu’on estime injuste, le droit de se réunir dans l’espace public constituent des libertés fondamentales. Les exercer est un acte de citoyenneté.

Il appartient aux pouvoirs publics de les garantir. Il nous appartient de les défendre : nous n’y manquerons pas.

Le croisement de l’histoire collective et des histoires individuelles

Le croisement de l’histoire collective et des histoires individuelles a caractérisé les ateliers citoyens.

Le fil conducteur….

depuis 2010 : « renforcer le lien social et la mixité des âges…tisser des liens en récréant des expériences de « faire ensemble »…investir l’environnement social dans un cadre sécurisant et valorisant pour les personnes âgées…développer l’esprit critique pour être « habitants à part entière » et dire nos intérêts communs et collectifs

.ce fil conducteur traverse les nombreuses activités…

différentes sensibilités et centres d’intérêts coexistent dans ce projet donnant lieu à des actions et des objectifs multiples. Le point commun voulu est que chaque participant y trouve son entrée en matière de redynamisation personnelle et de citoyenneté active.

…c’est ainsi que……

après les deux expos photos « un certain regard par les habitants» réalisées en 2011 et 2012,

les « regards croisés, mots et mémoires des habitants » ont été le cœur en 2013 d’« images de mémoires » projet porté par l’association Voix Andalouses et « Padamoq (pour agir dans mon quartier) » qui ont ouvert le chemin à la rencontre entre les personnes âgées et les jeunes.

Puis, « regards croisés, mots et mémoires des habitants » en 2014, avec plusieurs moments forts parmi lesquels  « la visite-enquête dans la rue des Amandiers » avec des élèves et trois enseignants du collège Doisneau, et l’émission de radio (Radio Clype) avec interviews croisées. Mais aussi « les visites croisées sur le thème des coopératives dans le 20è » en partenariat avec le collectif Transition 20, et «la ZAC des Amandiers» avec l’urbaniste Robert Héritier, ainsi que le « voyage historique » animé par Denis Goguet et proposé pendant la fête de quartier des Amandiers en juin 2014.

…… les récits de vie  recoupent les grands passages de l’histoire contemporaine et de la mémoire collective.

2013-2014

Les débats publics, dès « l’hommage aux victimes du 17 octobre 1961 », en passant par le film « Comme un seul homme » et les réfractaires à la guerre d’Algérie se sont prolongés autour de «souvenirs de familles immigrées habitant le quartier des Amandiers » dans les années 40-50 » et de « la condition des immigrés de nos jours ».

Mais nous avons proposé aussi des rencontres-débat d’intérêt social, « contre la reforme des retraites » et « contre l’austérité » animés respectivement par Bernard Friot et Gérard Filoche,

2014-2015

Pièce de théâtre d’après Franz Fanon, au théâtre Tarmac le 6 décembre 2014. 

Rencontre débat avec l’éditeur Nils Andersson sur son « livre noir de six années de guerre en Algérie » le 3 mars 2014 .

Rencontre débat autour de Rosa Luxembourg « une pensée et une action contre la guerre » le 15 mai 2014.

« Hommage à Claude Voisin-soldat du refus-broyé par la guerre d’Algérie » habitant la rue des Amandiers dans les années 50,  le 30 avril 2014.

« Témoignage d’immigration d’une femme sénégalaise habitant Belleville » : vidéo en partenariat avec Canal Marche en juin 2014.

Rencontre débat avec l’écrivain Erri De Luca sur son livre « La parole contraire » le 26 mai 2015.

Rencontre débat avec « nos voisins, les migrants résident le foyer ADEF-Troën » le 23 mai 2015.