Archives par mot-clé : retraite

Le Président parle, la colère et les revendications des retraité.e.s restent.

Communiqué commun du “groupe des 9” après l’allocution télévisée du président MACRON du 10 décembre.

La colère et la mobilisation des retraité.e.s sont confirmées par le mouvement social actuel, dans lequel ils sont souvent impliqués…

 

Le Groupe des 9 organisations de retraité-e-s (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-FP, LSR, Ensemble & solidaires) qui regroupe forces syndicales et associations, est présent depuis 2014 sur le terrain pour protester contre notamment la hausse de la CSG de 25 %, la poursuite du gel des pensions en 2018 et la sous-indexation d’ores et déjà décidée pour 2019 et 2020, qui feraient perdre deux mois de pension en trois ans. Le 15 mars 2018, 200 000 personnes retraitées manifestaient contre la politique menée par le gouvernement à leur égard. Les 9 organisations de retraité-e-s sont particulièrement vigilantes à l’égard des prochaines réformes des retraites : pour elles, il n’est pas question de transformer le droit à retraite, contrepartie de cotisations payées tout au long de la vie active, en une allocation sociale dépendant du bon vouloir d’un quelconque gouvernement.

Le président des riches reste le président des riches

Le Président Macron vient de déclarer qu’il ressent la colère du « retraité modeste qui ne s’en sort pas » … sans préciser qu’il est grandement responsable de cette situation, notamment par le gel des pensions et l’augmentation de 25 % de la CSG. Lors de son intervention télévisée, il a annoncé que seraient exonérés de hausse de CSG celles et ceux ayant une pension inférieure à 2 000 € ; cela ne répond pas à nos demandes et ne concernera pas les plus petites pensions qui sont déjà exonérées de toute CSG. Nous exigeons toujours la suppression de la hausse de la CSG pour tous les retraités et l’indexation de toutes les pensions sur l’évolution des salaires. Il refuse toujours de s’en prendre à l’I.S.F. qui coûtera chaque année 4 milliards d’euros aux autres contribuables. Il maintient la baisse de l’impôt sur les sociétés et le plafonnement à 30 % de l’imposition des dividendes.

Les revendications des retraité.e.s restent plus que jamais d’actualité pour l’augmentation du pouvoir d’achat, l’indexation des pensions sur les salaires, la prise en charge de la perte d’autonomie à 100 % par la sécurité sociale dans la branche maladie, le renforcement des services publics, particulièrement dans le secteur de la santé, … ce qui nécessite un renforcement des cotisations sociales et non une baisse comme vient de l’annoncer Emmanuel Macron.

Le Groupe des 9 proteste aussi contre le mépris du gouvernement qui refuse depuis plus d’un an de les recevoir et ce en dépit de multiples relances. Il s’insurge contre l’attitude de ce gouvernement vis à vis des revendications des 17 millions de retraité.e.s dont il ne tient pas compte et avec lesquels il refuse de discuter.

Comme dans de nombreuses villes, dans toute la France à l’appel du groupe des 9, des mobilisations se poursuivent. Les retraités de la région parisienne rappelleront haut et fort leurs revendications à Paris le 18 décembre, devant le ministère des Finances à Bercy.
Il s’agit de bien mettre en opposition la politique de rigueur menée à l’égard du plus grand nombre (dont les personnes retraitées) et les cadeaux fiscaux et sociaux largement accordés à la minorité privilégiée sans contrôles ni contreparties (baisse de l’impôt sur les sociétés, suppression de l’ISF sur les portefeuilles boursiers, plafonnement à 30 % de l’imposition des dividendes, etc.).

Fait à Paris le 11décembre 2018

Signez, faites signer la pétition pour une loi de finances rectificative qui annule la hausse de la CSG pour tous, qui met fin au gel des pensions, qui revalorise toutes les pensions. Pour (toujours) signer en ligne : http://www.retraitesencolere.fr/  

Les personnes âgées dépendantes en institution sont-elles des citoyens à part entière ?

Les personnes âgées dépendantes en institution et leurs familles sont-elles des citoyens à part entière ?

A partir du concret de l’EHPAD Alquier Debrousse 75020 Paris, l’association des familles et amis des résidents pose une questionne centrale : on reconnaît la nature d’une société à la manière dont elle se préoccupe de ses aînés, à l’état de ses maisons de retraite, à la manière dont elle permet aux personnes âgées, après une vie active, des conditions de vie dignes…
Nous relayons l’information et le questionnement. « A la veille d’élections présidentielle et bientôt législatives, la question est d’actualité. La première citoyenneté dans une société est bien d’être visible et reconnu comme membre du groupe social. L’est-on encore lorsque l’on se trouve derrière des murs d’institutions, généralement rénovés et beaux donc rassurants pour les visiteurs, mais désolants pour les résidents et les familles qui constatent que les plus dépendants vivent dans un mouroir moderne ? L’est-on encore lorsque le droit à la parole des résidents et des familles est très limité et quand celle-ci est trop souvent manipulable ? Suite à la page suivante…. Suite à la page suivante………. www.paris-unrpa.fr Nouveautés Atelier citoyen vendredi 19 mai à 18h Débat-spectacle “Faire autrement” ou Comment être heureux sans être fortuné Information collective jeudi 1er juin de 15h à 17h Prévention et sécurité sur internet Venez pour en parler ensemble et partager questions, doutes et expériences Page 2 www.paris-unrpa.fr L’est-on encore lorsqu’on doit passer ses journées sur des fauteuils roulants très inconfortables parce qu’il n’y a pas de budget pour en acheter ou en louer de plus adaptés ? Lorsqu’un coussin ne vient pas atténuer la dureté du contact d’un corps avec ce mauvais matériel ? Lorsque ceux qui ne le peuvent (presque) plus par eux-mêmes bénéficient au mieux de 5 minutes pour être nourris excluant forcément toute relation durant ce moment pourtant important et qu’un arrêt de mort peut être signé faute de temps pour ceux qui sont atteints de troubles de déglutition ? L’est-on lorsque la sécurité des personnes de jour comme de nuit est très relative en cas de chute, malaise, étouffement … ? L’est-on encore lorsque les gestes de soins quotidiens sont mesurés à la minute comme le dénonce un collectif de personnels d’Ehpad dans une pétition en ligne « Seulement 12 min pour être lavé, levé, habillé …. » (*) ? L’est-on encore lorsque la vie dans l’institution pour les plus handicapés et même beaucoup d’autres se résume à une triste et (parfois) longue attente ? A Alquier Debrousse, l’un des 15 Ehpad publics de la Ville de Paris, proclamé « vitrine » par l’ancien maire, le mouroir a peu à peu surgi depuis 2010 et les réformes (convergence tarifaire, forfait soins, loi de financement de la Sécurité Sociale) centrées sur les économies budgétaires quelles qu’en soient les conséquences sur les personnes hébergées et les familles impuissantes. La direction de l’Ehpad Alquier Debrousse ne fait qu’organiser l’insuffisance de moyens autorisés (en personnels soignants, paramédicaux, médicaux et en équipements) à partir de la validation par l’ARS75 d’un budget Soins largement inférieur aux besoins déclarés par le médecin coordonnateur. Le point culminant nous semble avoir été franchi début 2017 à Alquier Debrousse (mais les années passées nous ont démontré que l’on n’était jamais sûr d’avoir atteint le fond) après une réorganisation de l’établissement (3 bâtiments de 13 unités accueillant 325 personnes) redistribuant les résidents dans les unités : Dans les plus petites 18/20 personnes atteintes de maladies Alzheimer et apparentées, mobiles et pouvant s’exprimer, donc moyennement dépendantes, Dans les plus grandes 27/30 personnes atteintes de maladies d’Alzheimer et apparentées très dépendantes (en fauteuil roulant et grabataires), des personnes non mobiles et très dépendantes et quelques personnes avec divers troubles et pathologies mais moins dépendants. Et pour les petites comme les grandes unités, 2 aides-soignants au lieu des 3 précédemment affectées aux unités lourdes. Pourtant, 70 familles de l’Ehpad dénonçaient déjà en 2015 l’insuffisance des personnels soignants (aides-soignants, paramédicaux et médecins), régulièrement diminués depuis 2011, puis en 2016 par une pétition en ligne nous appelions les parlementaires à « sanctuariser » les Ehpad publics contre les restrictions de financement de la sécurité sociale (à l’origine des sous-financements des Soins dans les Etablissements médico-sociaux), suivie en 2017 par un appel aux présidentiables 2017 (**). A chacun de nous de se questionner, de s’ouvrir à ce milieu de la gérontologie et du handicap, de ne pas se laisser piéger par des discours lénifiants, de prendre la parole pour ceux qui sont vieux et souffrent silencieusement, de ne pas être complaisant devant la priorité affirmée du budgétaire sur l’intérêt humain des plus vulnérables …… pour affirmer si nous voulons de cette société pour eux, pour nous et pour nos enfants ? » (*) sur change.org, chercher « seulement 12 minutes pour être lavé, levé, habillé » (**) sur change.org, chercher « pour les personnes âgées dépendantes en Ehpad »

Contact : ASFARADE – association des familles et amis des résidents de l’Ehpad Alquier Debrousse – asso-fam@outlook.frs

31ème Congrès national

31ème CONGRES NATIONAL
CHÂTEAU DE SEILLAC (LOIR ET CHER)
DU 13 AU 17 MARS 2017
MOTION GENERALE

Les congressistes constatent :

– Que les choix politiques et économiques des gouvernements successifs entraînent la paupérisation de la très grande majorité de la population, en particulier des retraités, et creusent encore plus les inégalités économiques et sociales
– Que les réformes successives des retraites (Balladur en 1993, Fillon en 2010) non remises en cause, ainsi que toutes les mesures fiscales prises au cours des 10 dernières années provoquent la dégradation continue du pouvoir d’achat des pensions de retraite et ont pour conséquence :
● des fins de mois de plus en plus difficiles et le recours aux associations caritatives, des difficultés à se loger et à conserver leur petit patrimoine laborieusement acquis,
Que le démantèlement du service public de santé, la destruction du système d’accès aux soins pour tous, la disparition des hôpitaux de proximité et la réduction drastique des personnels:
● obligent les personnes âgées à renoncer aux soins, aux appareillages et aux prothèses,
● organisent la fiscalisation du financement de la Sécurité Sociale au motif de la compétitivité des entreprises qui pourtant continuent de plus belle à fermer des usines, des services et à licencier pour satisfaire les appétits des actionnaires, dont les fonds de pension, au détriment des besoins de la nation.
● favorisent le recours aux assurances privées, l’incitent à la prévoyance et la promotion des fonds de pension,
● rendent l’accès en établissement de plus en plus difficile, en raison du coût à supporter par les résidents eux-mêmes ou par leurs enfants et/ou petits enfants.
Dénoncent :
 L’indexation des pensions sur les prix au lieu de l’indexation sur les salaires, le recul de la revalorisation des pensions du 1er janvier au 1er octobre, le gel des pensions depuis avril 2013 et le blocage des régimes complémentaires
 La suppression de la demi part fiscale pour les veuves et veufs et l’assujettissement à l’impôt sur le revenu des 10 % de supplément familial-retraite pour ceux qui ont eu 3 enfants ou plus
 L’instauration de la CASA (contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie) de 0,30 % pour les retraités(ées) imposables
 L’augmentation de la TVA, du prix des énergies notamment électricité et gaz
 Les mesures Balladur / Fillon sur les conditions de liquidation des retraites
 L’allongement des durées de cotisation et le recul de l’âge de la retraite à taux plein à 62 ans
 En matière de santé et de soins les forfaits, franchises médicales, déremboursements de médicaments, dépassements d’honoraires, augmentation des mutuelles,
 l’augmentation des cotisations et/ou l’allongement de la durée de cotisation qui aboutit à la réduction du montant des pensions, les menaces sur les pensions de réversion,
 les choix politiques conduisant à la destruction des emplois et aux exonérations de cotisations sociales source et cause du « trou » de la Sécurité Sociale.
Revendiquent:
● des mesures pour un financement moderne de la protection sociale et des retraites qui prennent aussi en compte la taxation des bénéfices des entreprises non réinvestis dans la production, des bénéfices de la spéculation ainsi que les stock-options, qui échappent à la solidarité nationale telle que voulue par le Conseil National de la Résistance et les fondateurs de la Sécurité Sociale,
● de revenir à la date du 1er janvier pour appliquer les augmentations de pensions et de porter le minimum vieillesse à 100 % du SMIC,
● que le taux des pensions de réversion soit porté à 66% sans conditions de cumul et de ressources,
● le maintien du système par répartition fondé sur un contrat intergénérationnel,
● le retour à l’indexation des pensions sur les salaires,
● la suppression des franchises médicales et forfaits paramédicaux, du forfait hospitalier ainsi que la suppression de la Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale (CRDS) et de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) sur les pensions,
● la création d’un droit universel à l’autonomie inclus dans le code de la sécurité sociale de la naissance à la mort,
● la publication rapide de mesures concrètes mettant fin aux dépassements des honoraires médicaux,
● une répartition équilibrée des professionnels de santé sur tout le territoire national,
● l’amélioration des réponses à la hauteur des besoins des personnes en perte d’autonomie à leur domicile ou en établissement sur la base d’une organisation nationale collective et solidaire,
● le maintien et l’amélioration des services publics dont La Poste, notamment dans les campagnes, où ils représentent un besoin vital pour les populations âgées en particulier,
● le droit à la culture et aux loisirs,
Soutiennent :
L’action des actifs que sont leurs enfants et petits-enfants pour la défense des emplois et des salaires, pour que l’âge ouvrant droit à la retraite, à taux plein, soit effectif, pour tous, à 60 ans avec 37,5 annuités de cotisation, ou avant 60 ans dès l’obtention des annuités nécessaires.
ENSEMBLE & SOLIDAIRES-UNRPA, depuis plus de 70 ans défend et continuera à défendre avec fermeté le droit à la retraite, avec une pension permettant une vie digne, les intérêts des retraités et des personnes âgées, et les grands principes de solidarité.
ADOPTE A L’UNANIMITE, le 17 mars 2017

L’UNRPA, qu’est-ce que c’est ?

2643f971-9a94-40fe-a2ac-1c66924a9f11

L’UNRPA est une des plus anciennes Associations de Retraités et de personnes âgées de France, elle est directement issue des principes de SOLIDARITE NATIONALE prônés par le Conseil National de la Résistance. L’UNRPA se situe dans la même mouvance que la création de la Sécurité Sociale, le droit de vote pour les femmes et du Secours Populaire. Elle défend les intérêts des retraités et des personnes âgées et s’investit dans des activités de solidarité et de justice.

En 2009 nous avons créé la Fédération de Paris, nous avons voulu que cette association, sa pratique revendicative et militante, reste présente dans la capitale.

(lien vers l’historique de l’UNRPA National)

fd13852e-b196-4f2e-8333-fff1c7a7048aPourquoi ?

Pour résister et faire face aux politiques de casse de la protection sociale, aux réformes de la retraite qui se succèdent depuis des années et qui continuent de dégrader les conditions de vie des retraités, faire face aux inégalités croissantes dans l’accès aux soins, à la prévention et aux droits

Comment ?

– En cultivant et en essaimant l’esprit critique contre la logique dominante où tout devient marchandise : la santé, les services publics, et l’école  aussi en danger de privatisation .

– En inventant et en expérimentant des formes d’entraide, d’organisation, d’actions, fondées sur la priorité des besoins des populations.

– En valorisant l’expérience des seniors et la nécessité de sortir de l’isolement par le développement de projets ouvertement intergénérationnels et inter-associatifs.