Philo Mémoire

L’atelier reprend au mois d’octobre un mercredi après-midi sur deux. Dates à définir…

Comment s’est donc créé l'”atelier mémoire philo”,  activité peu courante, je pense (?)  dans les associations de personnes âgées. Si la philosophie est l’amour de la sagesse, la vieillesse en est-elle, justement, la bonne période… ?  On pourrait dire “les temps sont durs” il faut réfléchir à ce qui se passe, y voir un peu plus clair dans le chaos ambiant, rendre le brouillard un peu moins opaque, se faire des chemins de petit Poucet, se dépatouiller dans la gadoue, etc … et c’est encore plus grave quand on est âgé ? Peut-être pas plus grave que quand on est jeune, adolescent ou “adulte”. Comment cela s’est fait ? La demande était grande pour un groupe en nombre pas négligeable, et nous étions ensemble. Nous avions envie, sinon d’être sage, du moins de faire ensemble un exercice d’observation des choses, de tension et d’attention à ce qui nous entoure ici et maintenant. On a considéré sans complaisance l’espèce d’attraction et de répulsion qu’exerçait  la philo sur la plupart d’entre nous : méfiance et fascination pour la plupart d’entre nous (pour certains “un truc trop abstrait”). La fascination a été la plus forte.

On a visé une réflexion pour la pratique, surtout , je crois. On a créé cet atelier  avec textes (classiques ou très récents) textes destinés à constituer une provision, un matériau,  à portée de la main  :  on peut les lire et les comprendre rapidement et en voir l’impact et les limites. Désacraliser ladite grande philosophie pour en montrer l’actualité . Avoir les textes sous les yeux, et les questionner.

Il y a un an que l’atelier philo-mémoire existe. Nous avons partagé des textes philosophiques. L’un  d’entre nous, en charge du texte, tel jour, les présentait rapidement. Textes anciens de philosophie très classique, récents, ou d’une activité brûlante. On essayait d’éclairer l’actualité, qu’on s’affronte, comme encore récemment, sur des sujets brûlants et durs.

Pendant l’atelier, presque tous les amis  présents prenaient la parole pour apporter des commentaires, des questions et des informations complémentaires.  Très souvent, le texte suscitait  des questions très actuelles et entraînait des rapprochement avec la période actuelle et des situations très concrètes, où chacun de nous pouvait être impliqué.

Certains textes étaient des textes d’artistes contemporains qui incitaient directement, et même techniquement, à des exercices plastiques.

Avec beaucoup de plaisir, nous avons œuvré, fait des dessins en couleur ou jeté des taches d’encre.  Nous étions tellement contents qu’on en a fait des cartes postales !

En lisant et en relisant les textes, et en repérant la structures et les thèmes dominants, une mémorisation se fait spontanément.

Chaque fois un responsable -qui peut être n’importe lequel des participants- rédige un commentaire qu’il envoie à tout le monde. C’est un autre qui prépare un texte pour la séance suivante et l’envoie à tout le monde.

Vu la réussite de cette activité, nous avons décidé de la reprendre

Cette année, donc, les textes choisis ont pour axe le temps, un prolongement  de cet atelier pourrait être l’apprentissage par cœur de ces textes ou d’autres. A partir de ce constat, cette mémorisation demanderait elle aussi à se muer en exercice d’interprétation orale.

Ce serait encore un autre atelier.

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7 mai  2014 : Bergson – Qu’est-ce donc que la durée ?
Bergson :  la « durée », « l’intuition »
30 Avril 2014 : Kant –  Le temps historique
2 Avril 2014 : Kant  extrait de la Critique de la Raison Pure, le temps comme forme à priori de la sensibilité
15 Janvier 2014 : Silvi et Camus – Textes croisés de Roberto Silvi(Shakespeare et le sabotier) et d’Albert Camus (L’homme révolté)
4 Décembre 2013 : Arendt et suivants  – La condition de l’homme moderne
14 Mars 2013 : Kant  –  Dufrenne
21 Février 2013 : Paul Klee – Le credo du Créateur
17 Janvier 2013 : Epicure – Lettre à Ménécée