Atelier du 2 avril 2014: Kant

Dans la suite de notre réflexion sur le temps, nous avons choisi un texte de Kant, extrait de la Critique de la Raison Pure, qui pose, et fonde, le temps comme une des deux “formes à priori de la sensibilité”, le temps étant la “forme interne” à l’opposé de l’espace qui est la “forme du sens externe”. (voir texte plus tard).

Ce texte a été analysé et discuté avec Janie

Compte-rendu de Claudine.

Le texte de Kant, le temps comme forme a priori de la sensibilité, insistait :

1) sur le caractère interne du temps, et établissait une subjectivité, mais pas individuelle, une subjectivité de l’humanité, commune aux sujets humains. Cette présence interne du temps est liée à une intuition sensible,

2) sur le caractère à priori, avant toute expérience, du temps : même s’il se révèle avec. En cela, Kant s’oppose aux empiristes comme Locke et Hume, pour qui l’expérience construit, peu à peu, le temps. Une discussion nous a aidé à préciser le sens non chronologique de “avant”.

3) sur le caractère “linéaire” de l’axe-temps. Kant, comme presque tous les autres philosophes, est obligé d’utiliser la métaphore de l’espace dans la mesure où on ne peut s’empêcher de figurer le temps par une ligne.

Bien qu’assez abstrait, le passage de Kant a donné lieu à une discussion très vive où chacun racontait son expérience du temps, et les aléa de sa mémoire : impression de “déjà vu”, expérience d’arrêt du temps, de retour des moments passés et de spirale de la durée, de changement de rythme dans le vécu, etc. Et aussi “qu’est-ce que l’instant ?”‘, l’instant présent, coincé entre l’immédiat passé et le futur immédiat.

On a bien regretté de ne pas avoir pris de notes!